Un investissement qui rapporte

Les trains de banlieue sont un moyen de transport collectif particulièrement efficace et apprécié par les voyageurs. Un réseau de trains performant est l'ossature du système de transport régional, et ses gares deviennent des pôles autour desquels les activités urbaines et les autres lignes de transport convergent.

Le train est le mode de transport collectif qui attire le plus facilement les automobilistes. Sa clientèle, toujours croissante, reste fidèle.

Les trains favorisent le développement urbain concentré près des gares, au lieu de l'étalement engendré par les autoroutes. Transport 2000 a d'ailleurs souligné certains aménagements par des prix orange:

D'autres quartiers axés sur les transports collectifs sont en construction à Vaudreuil et à Saint-Basile-le-Grand.

Dans la région de Montréal, on a investi 155 M $ depuis 1995 pour mettre sur pied le réseau actuel. L'achalandage est en hausse constante; plusieurs lignes ont déjà atteint leur capacité (au niveau de service offert actuellement).

Transport 2000 demande maintenant que le gouvernement du Québec investisse 350 M $ sur cinq ans pour prolonger le réseau vers Saint-Jérôme, Mascouche et Repentigny/L'Assomption, et pour consolider les services sur les cinq lignes existantes. L'ensemble du programme des trains de banlieue de Montréal sur la période 1995–2010 s'élèveraient ainsi à un peu plus de 500 M $ (voir tableau).

«Cela signifie, dit Jean Léveillée, président de Transport 2000 Québec, que pour une somme qui représente les deux-tiers des montants investis pour construire les cinq kilomètres du métro vers Laval, on aura créé 280 kilomètres de circuits de chemin de fer, qui transportent chaque jour plus de 100 000 personnes», soit à peu près 60 fois la clientèle additionnelle prévue avec la mise en service du métro de Laval en 2006.